MarvinBot, entreprise accompagnée par l’incubateur de Télécom Bretagne (campus de Brest), développe une technologie originale brevetée qui fonctionne sur le principe de la mémoire humaine. L’idée est de réaliser un moteur de connaissance 100% autonome.
Les fondateurs de MarvinBot. De gauche à droite : Xavier Bouquin, Patrice Descourt, Norbert Rimoux, Eric Buytaert.

Les fondateurs de MarvinBot. De gauche à droite : Xavier Bouquin, Patrice Descourt, Norbert Rimoux, Eric Buytaert.

Contrairement au procédé d’indexation classique de type Google, Marvinbot utilise une technologie inspirée du système neuronal humain : la mémoire associative à renforcement de contexte (MarC). Ainsi, concrètement, sur une recherche simple de type « orange », là où un moteur conventionnel fera remonter des très grandes quantités de références en désordre, Marvin proposera des résultats triés par contexte en l’occurrence le fruit, l’entreprise, l’agent chimique, la ville, l’histoire… Plus la recherche est complexe, avec des mots composés par exemple, plus il sera capable de discriminer quand les outils traditionnels seront, soit sans réponse, soit au contraire, en proposition de divergence.

Marvinbot possède un atout majeur. Il ne s’intéresse pas aux mots en tant que tels mais aux signaux qu’il encode sous la forme d’un système de neurones en interaction et en corrélation. Sans pré-requis, sans préparation préalable des données et sans ressources externes (de type ontologies, dictionnaire,…), le moteur de connaissance est en mesure de comprendre un corpus d’informations, quelque soit sa forme et son langage et d’y associer un contexte.

Exploiter les richesses des données personnelles

L’objectif de l’équipe est d’offrir un système complet d’applications exploitant les capacités de la mémoire associative pour des marchés professionnels,  grands consommateurs de données à traiter. La première application commerciale de la technologie est centrée sur le traitement et l’exploitation de signaux « texte », quelque soit la langue dont l’alphabet peut être encodé sur 256 caractères (utilisé dans toutes les langues occidentales et les langues cyrilliques). Les applications immédiates en cours de développement sont des moteurs d’indexation, de profilage et de filtrage . Ces outils tireront partie des richesses inexploitées et des données présentes dans le quotidien des entreprises (intranets, les messageries ou les corpus de veille stratégique).

Un lien fort avec la recherche

MarvinBot, accompagnée par l’incubateur de Télécom Bretagne depuis septembre 2011 est lauréate du premier prêt d’honneur Initiatives Grandes écoles & Universités initié par l’Institut Mines-Télécom (avec la Caisse des Dépôts et France Initiative) et de Pays de Brest initiatives. Des collaborations techniques sont d’ores et déjà engagées, notamment en lien avec les travaux menés par Claude Berrou, membre de l’académie des sciences et professeur au département d’Électronique de Télécom Bretagne, dans le domaine du codage distribué.

Lire aussi : Le Conseil européen de la recherche attribue une subvention de près de 2 millions d’euros au projet Neucod de Télécom Bretagne.
Contact :
Pierre Trémenbert, responsable Création innovation, direction Entreprises – 02 29 00 15 03 – pierre.tremenbert@telecom-bretagne.eu.