Diplômé en 2008, Guillaume Lacotte exerce aujourd’hui le métier d’ingénieur dans le domaine de la défense, sans pour autant dédaigner la littérature, en lisant et écrivant. Après un recueil de nouvelles, il vient de publier son premier roman intitulé Corps et âmes (éd. l’Harmattan). Rencontre avec un ingénieur fin lettré.

« La littérature est une passion que je vis pleinement »

Sophie Patois : Pouvez-vous résumer votre parcours depuis la sortie de l’École ?
Guillaume Lacotte : Je suis entré à Télécom Bretagne en 2004.  Après deux ans passés à Brest, j’ai effectué une année de césure, puis ma 3e année à Londres à l’UCL (University College London). Une fois diplômé, j’ai complété ma formation avec un master en télécommunications spatiales à Supaéro, à Toulouse. Aujourd’hui, je travaille dans le domaine de la défense, techniquement très proche du domaine de l’aérospatiale.…

S.P. : Quand avez-vous commencé à écrire ? D’où vous vient cet intérêt pour le roman ?
G.L. : Au départ, c’était vraiment pour m’amuser. J’ai commencé à écrire à Brest, lorsque j’étais à Télécom Bretagne. Il est vrai que j’ai toujours baigné dans un milieu plutôt culturel avec un père journaliste et auteur de biographies et une mère professeur d’anglais. J’apprécie en particulier, cela n’étonnera pas trop mes lecteurs, la littérature fantastique du XIXe siècle, les nouvelles d’Edgar Allan Poe, Oscar Wilde, Barbey d’Aurevilly, Gautier… J’aime ce style, cette ambiance. D’ailleurs, quand j’ai envoyé mon roman aux éditeurs, c’est l’un des retours que j’ai eus : on me reprochait de faire du pastiche. Mais je revendique totalement la filiation et j’aime le pastiche ! D’ailleurs en ce moment, mon livre de chevet est « Pastiches et mélanges » de Proust.

S.P. : En effet, « Corps et âmes », votre roman, lorgne vraiment du côté du fantastique, n’est-ce pas en contradiction avec la rigueur scientifique dont vous devez faire preuve dans votre métier ?
G.L. : Pour moi, il n’y a aucune interférence entre les deux. Ce sont deux domaines complètement opposés. J’aime mon métier et je n’envisage pas de changer radicalement de spécialité. La littérature est une passion que je vis pleinement, je ne me fixe pas d’objectifs…

En savoir + : Une signature aura lieu le 15 décembre à l’Espace Harmattan (21 bis rue des écoles. 75005 Paris).

Lire aussi : Premier ouvrage de Guillaume Lacotte : « La mort du mustang d’argent et autres nouvelles ».
Contact : Sophie Patois, association Télécom Bretagne Alumni – sophie.patois@aitb.org – 01 42 22 02 28.