Du 7 octobre au 21 novembre à TELECOM Bretagne
L’exposition de Jean Salou « Altri canti d’amor » est présentée à TELECOM Bretagne, en hommage à ce photographe brestois, né en 1951 et décédé le 25 septembre 2007.

Après des études universitaires d’anglais et de langue celtique, il opte pour l’activité photographique à partir de 1975, menant en parallèle travail professionnel et recherche artistique personnelle.
Cette exposition a été créée en mai 1996 et présentée par Caméra Obscura au Musée des Beaux-Arts de Brest. « Altri canti d’amor » est la rencontre de deux univers, celui de Jean Salou, pictural, et l’autre musical et poétique, celui des madrigaux guerriers et plus largement l’œuvre du compositeur italien Claudio Monteverdi (1567-1643).
Toute la démarche artistique de Jean Salou est concentrée dans cet ensemble de photographies grand format noir et blanc, photomontages extraordinaires d’un univers fabuleux imaginé par l’auteur. Déjà en 1996, Jean Salou avait su allier les techniques numériques à la pratique de la photographie argentique, et douze ans après le résultat nous étonne toujours, autant artistiquement que techniquement.

Présentation des photographies
46 tirages noir et blanc en grand format, sur papier baryté, contre-collés sur aluminium. Montage sous cadre, baguette bois et vitre acrylique Chaque photographie est accompagnée d’un titre quadrilingue (Italien, breton, Français, Anglais).
À propos de l’exposition
Ces photographies ne sont ni du domaine du concept ni même de celui du sensible. Elles relèvent du sensitif. La blessure du métal, le pli des matériaux plastiques, l’érosion du minerai, les circonvolutions végétales sont des supports de voyance, qui traduisent par procuration. Ces images sont des clichés divinatoires. À chacun d’interpréter l’oracle.
Ce sont bien des photographies : les prises de vues sont photographiques, les tirages le sont aussi. Qu’importe d’ailleurs l’action de la lumière sur la pellicule car d’autres surfaces sensibles entrent en jeu. Qu’importent les coupes dans les clichés bruts de fixage et qu’importent les arcanes numériques. Et c’est tant mieux si ces photographies portent en elles la permanence de l’éternité et non pas la trace du millième de seconde.
Amor, le tendre archer, aurait-il décoché la flèche retrouvée du temps ? Qu’alors, d’hypothétiques guerres d’amour, le stile concitato rythme le tourbillon des masques. Balliano.
Jean Salou, 1996
Jean Salou retourne aux sources de l’iconographie séculaire des rites sacrés. Il rejoint le dynamisme fondamental de l’énergie cosmique. Aussi, sans quitter les symboles éternels, il ouvre sur un espace sidéral et sur la vision fantastique d’un monde non identifié.
Simon-Lannuzel (Ouest-france).
Vernissage le 15 octobre, à partir de 18 heures, en présence des amis de l’artiste. Entrée libre, du lundi au vendredi, de 9 à 19 heures.

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